RENAISSANCE DU CONGO (12.D.G.P.D)

RENAISSANCE DU CONGO  (12.D.G.P.D)

L OPPOSITION CHANGE DE MAIN MAIS PAS DE DISCOURS

Publié le 09/03/2010

Présidence de l'opposition : Clément Mierassa succède à Mathias Dzon

Cette décision a été prise le 6 mars dernier à Brazzaville, au terme de la deuxième convention nationale du Front des partis de l'opposition congolaise (Fpoc).

En application de l'article 13 du règlement intérieur du Fpoc, qui dispose en son alinéa 2 « la présidence du collège des partis est tournante tous les six mois », la deuxième convention nationale a procédé au remplacement de Mathias Dzon dont le mandat arrivait à terme. Ainsi, Clément Mierrassa a été élu en qualité de président du bureau de l'opposition pour les six prochains mois.

Au cours des assises, les membres de l'opposition ont fait ce qu'ils qualifient d'état des lieux de la démocratie au Congo. Selon eux, la démocratie est en panne. « Dans toutes leurs composantes, les fondamentaux de la démocratie sont quotidiennement violés, a déclaré le président élu, Clément Mierassa. En effet, a-t-il dit, qu'il s'agisse des droits civils et politiques, sociaux et culturels des Congolais, de la démocratie parlementaire, de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, de l'indépendance de la justice et de la soumission des institutions et des citoyens à la loi, tous les clignotants sont au rouge », a-t-il renchéri.

S'appuyant sur ce constat, les participants à la convention ont proposé, dans le dessein d'éviter de nouveaux drames au pays et au peuple, la tenue d'un véritable dialogue entre le pouvoir et l'opposition, en vue de la création des conditions permissives d'élections propres en 2012.

Aussi, les participants à cette convention ont proclamé la ferme volonté des partis politiques membres du Front de l'opposition congolaise, de participer à ces élections. Ils ont en conséquence recommandé au bureau du collège des présidents, d'adresser une lettre au président de la République, afin « qu'il convoque un dialogue entre le pouvoir et l'opposition, afin de construire ensemble, les conditions propices à l'organisation consensuelle et apaisée des élections législatives de 2012 ».

Au terme des travaux de cette convention nationale, au titre de l'année 2009 et tirant les leçons de l'élection présidentielle de juillet, le Front des partis de l'opposition congolaise s'est engagé, en sa qualité de « groupement politique qui lutte pour le changement et la rupture d'avec l'ordre ancien », à créer les conditions internes et externes d'un changement réel.

A cet effet, les partis qui le composent ont pris la ferme résolution de resserrer leurs rangs, dissiper leur méfiance réciproque, renforcer, consolider leur unité et réaliser une vaste mobilisation populaire, pour obtenir du gouvernement, l'ouverture de négociations autour des conditions d'exercice des libertés et d'élections propres en 2012. « C'est là, le défi majeur pour l'avenir », a appuyé Clément Miérassa. « Au Front de tout mettre en œuvre pour le gagner », a-t-il renchéri.

Willy Mbossa

© Copyright Les depeches de Brazzaville

Réaction des membres de l'U.F.P par la voix de son vice-président M. Parfait Bondoumbou.

Le front des partis d'opposition essai de faire bonne figure, cela n'a convenons en échapper à personne. Au demeurant, les chefs changent mais pas le discours. En juillet dernier, l'opposition réclamait déja à corps et à cri la mise en place d'un dialogue sans exclusif national pour aller paisiblement aux élections présidentielles. Fort de son cinisme légendaire, le pouvoir en place ingénieur en stratégie de la fourberie pris la décision d'organiser ce fameux dialogue à la sauce RMP, résultat les principales forces d'oppositions non satisfaites de cette configuration ne s'y mélèrent point.

Aussi étrange que cela puisse être, combien de morsure faut il à l'homme pour qu'il comprenne que le serpent n'est pas un animal docil. Nous pensons à l'U.F.P que le front des partis d'opposition manque cruellement d'inspiration, au point qu'elle en vient a vouloir se faire mordre à nouveau par le serpent maître des lieux. Lorsque la solution A ne fonctionne pas, il y'a la solution B et C et D etc... Toutes ces solutions ne necéssitent pas l'usage d'armes.

Nos compatriotes l'ont constaté, l'opposition qui se targue d'être celle à même de peser dans la balance politique, ne pèse quasiment pas un gramme pour le moment. Au contraire, il y'a ce sentiment que les adhérants de cette plate-forme sont dans la détresse; au point que s'est installée une véritable crise de confiance entre sympathisants - militants et adhérants.

Non seulement, l'insparition du côté de l'opposition s'est prise des vacances sans solde, c'est dire son ral bol vis à vis de cette plate forme, mais en plus les dirigeants de cette plate forme semblent ostensiblement se méfier les un des autres. La perspective de devenir chef de l'Etat, est le pédigré de chacun de ces chefs de fil, ils caressent tous l'idée d'être président question : Des supporters  peuvent ils  avoir confiance en  des dirigeants d'une équipe peu sur d'eux, c'est assez logique : non!!!

QUI ne nous dit pas qu'une fois aux affaires il se contenteront de faire à peine mieux, que le rendement de leur prédécesseur. Ces dirigeants ne sont ils pas seulements nostalgiques de leurs anciennes glorieuses années aux affaires; ne seraient ils pas simplement en recherche d'un passé fait d'honneur - de voyage à grand frais - de dîner dansant au milieu des grands de ce monde?

Nous invitons ces Messieurs de l'opposition à d'avantage faire preuve d'audace, en répondant aux attentes des populations qui au fond n' aspirent qu'au changement. Au Kenya - au Zimbabwe - En côte d'ivoire les leaders de ses formations ont par leur pugnacité leur perspicacité sensibiliser l'opinion nationale et internationale à telle enseigne que les partis au pouvoir, ont été contraints à mettre en place des gouvernements d'union nationale. Le Congo n'est pas un pays damné et SASSOU n'est pas le mal personnifié, cela est aussi possible chez nous à condition d'avoir une opposition populaire soutenue et sure de son discours et de ces positions.

PS : Si cette opposition ne se sent pas capable, qu'elle ait l'humilité de le reconnaître qu'elle accepte de jouer les seconds rôles en appuyant les jeunes loups déterminés à en finir avec cette aristocratie indescente et corrompue jusqu'à l'ADN.



09/03/2010
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