RENAISSANCE DU CONGO (12.D.G.P.D)

RENAISSANCE DU CONGO  (12.D.G.P.D)

L INSECURITE COMME MODELE DE PAIX

Le DGPN Ndenguet devrait s’expliquer sur l’insécurité à Brazzaville et à Pointe-Noire

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Fusillade et assassinat en plein jour devant le portail du ministre Yoka

Le 07 avril 2010 aux environs de 8 h 45 mn, un assassinat par arme de guerre a été perpétré en plein jour contre la personne d’Ondou Matthieu alias Miss devant le portail du domicile du coordonnateur du pôle de la souveraineté, Aimé Emmanuel Yoka, situé non loin de la Cathédrale du Sacré Coeur à Brazzaville, devrait interpeller la conscience de toutes les autorités compétentes en charge des questions concernant la libre circulation et la sécurité des personnes et des biens.

En effet, de nombreux Congolais se demandent comment un assassinat par arme de guerre peut-il être commis en plein jour devant le portail du coordonnateur du pôle de la souveraineté, ministre d’Etat, ministre de la justice et des droits humains, M. Aimé Emmanuel Yoka, sans que les criminels ne soient inquiétés et ne soient arrêtés dans une zone hyper sécurisée ? Qui, de nous, ne connaît pas que c’est dans cette zone que se trouvent par exemple quelques sièges des organisations internationales et d’ambassades. Elle abrite aussi les résidences de certains ambassadeurs accrédités au pays, ministres et responsables nationaux des institutions de la République qui ont à leur disposition une garde bien armée.

Il sied de signaler également qu’à quelques encablures du lieu du crime se trouve la Direction générale de la police nationale (DGPN). La distance qui sépare également la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), le Secrétariat général de la police nationale (SGPN) et le lieu du crime, n’est pas aussi considérable surtout quand on sait que l’assassinat a été commis par une arme de guerre en plein jour, selon certains témoignages recueillis par la rédaction du journal Talassa.

Au commencement de cette affaire se trouverait un braquage opéré sur la corniche non loin de la résidence du ministre Pierre Oba. Les malfrats ont remonté l’artère pour sortir derrière le bâtiment de l’émigration et foncé dans l’avenue Foch. Les infortunés n’ont pas voulu se laisser déposseder sans savoir à qui ils ont eu affaire, c’est ainsi qu’ils les ont suivi jusqu’à la hauteur du portail du ministre Yoka, où ils ont été accueillis par des rafales comme dans un film western. La victime, Matthieu Ondou conduisait le gérant de la station Puma, M. Parfait Ondzaka qui devrait procédé à un versement à la BGFI de la recette (11 millions) en est tiré vivant de la fusillade et qui se trouve actuellement au commissariat central pour besoin d’enquêtes alors que les assaillants se la coulent douce.

Comment les auteurs de ce crime crapuleux ont-ils pu s’évader sans laisser des indices qui pouvaient permettre aux services compétents de diligenter une enquête sérieuse ? Peut-on donc affirmer à partir de ce forfait que les Congolais sont aujourd’hui et partout où ils peuvent se trouver à la merçi des bandits opérant à Brazzaville, Pointe-Noire et dans d’autres localités du pays, à toutes sortes d’attentats, de crimes, d’arrestations arbitraires, d’enlèvements et d’autres actes crapuleux ?

Peut-on également dire que la consolidation et la préservation de la paix et de la sécurité dans le pays dont parle à hue et à dia M. Sassou Nguesso n’est qu’une véritable mascarade ? Le coordonnateur du pôle de la souveraineté Aimé Emmanuel Yoka ; les ministres Charles Zacharie Bowao et Raymond Zéphirin Mboulou, le DGPN Jean François Ndenguet, ne devraient-ils pas s’expliquer pour ce crime crapuleux commis en plein jour et en plein centre de Brazzaville ?

Ce genre de crime sauvage qui a provoqué l’indignation des nombreux Congolais, ne pourra-t-il pas susciter également une certaine peur à beaucoup des responsables étrangers en mission au Congo ? Quand une ville comme Brazzaville n’est plus capable de garantir un minimum de sécurité à toutes les personnes y vivant, n’ y a-t-il pas un disfonctionnement des services de sécurité ?

Et si par mégarde, des balles perdues tirées lors de ce crime avaient blessé ou tué un ou plusieurs diplomates vivant dans cette zone, comment notre ministère des Affaires étrangères allait-il expliquer cela à la communauté internationale ? Comme pour dire que des crimes crapuleux de ce genre n’honorent pas la République au moment où la communauté internationale met tout en œuvre pour que dans notre pays, les droits fondamentaux soient respectés et garantis.

On peut aussi se demander où était la garde du coordonnateur du pôle de la souveraineté au moment de la fusillade ? N’avait-elle pas un minimum de moyens pour neutraliser les auteurs de ce crime qui se déroulait visiblement devant le portail de la deuxième personnalité du gouvernement ? Devant cette insécurité qui prend des proportions alarmantes et dangereuses dans notre pays, qui peut nous rassurer que des actes pareils ne pourraient pas se produire devant le portail ou dans l’enceinte de la résidence de M. Sassou comme ce fut le cas entre temps avec le clan Moko et Oboa qui avait...? En tout cas cette insécurité permanente n’épargne personne actuellement, car le droit à la vie reconnu à tous les citoyens ne vaut plus rien au Congo.

Ceux qui meurent lors des ces actes sauvages et barbares sont des Congolais et non des chiens. Leur perte constitue un grand vide surtout pour leurs familles. Les responsables en charge de la sécurité dans notre pays qui n’ont pas encore perçu le danger que représentent ces crimes doivent dès aujourd’hui se ressaisir. Qu’est-ce qui leur prouve que demain ils ne seront pas l’une des victimes de ces criminels ?

Même la thèse de braquage avancé par certaines rumeurs qui ont circulé après ce forfait, ne peut pas dédouaner les services de sécurité de notre pays, ni excuser leur défaillance.

Il sied de signaler en passant que les mois qui viennent de s’écouler, la ville de Pointe-Noire a vécue des braquages similaires qui ont fait plusieurs victimes. Selon de nombreuses indiscrétions, les braquages des pompistes et responsbles de plusieurs stations d’éessence à Pointe-Noire auraient été organisés par des officiers supérieurs véreux, habitués à se remplir les poches par tous les moyens et qui ne veulent pas aller à la retraite ni laisser les postes de responsabilité qu’ils occupent actuellement, comme s’ils étaient nés avec les galons et les fonctions dans les maternités de leurs villages.

Par ailleurs, il faut le dire haut et fort que cet assassinat n’a aucun rapport avec la grève de la Fetrasseic qui a paralysé le Congo entre temps à moins que, les contradicteurs de Talassa disent que, certains agents comme en l’accoutumé ont monté ce scénario pour incriminer les opposants et les syndicats.

 

Ghys Fortune DOMBE BEMBA



26/04/2010
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