RENAISSANCE DU CONGO (12.D.G.P.D)

RENAISSANCE DU CONGO  (12.D.G.P.D)

Des ninjas en perdition sans Ntumi

 

Publié le 22/06

 

Des actes de vandalisme se perpétuent sur le chemin de fer Congo-Océan

L'incivisme sur la voie ferrée reliant Pointe-Noire à Brazzaville est devenu le sujet récurent des conversations entre les usagers du train depuis quelques semaines.

Quand Frédéric Bintsamou alias « Pasteur Ntumi » avait pris ses fonctions le 28 décembre 2009, en qualité de délégué général auprès du chef de l'Etat, chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre, la population congolaise en général et les habitants du Pool en particulier avaient poussé un ouf de soulagement, espérant la fin des exactions perpétrées par les ex-combattants dans cette partie du pays.

Erreur ! Une violence résiduelle est encore vécue dans le Pool. Des hommes armés menacent, pillent et ravissent des objets de luxe aux voyageurs dans le département du Pool. Le dernier acte en date est celui d'un train de voyageurs qui a quitté Pointe-Noire le vendredi 18 juin pour Brazzaville.

Arrivé à la gare de Matoumbou (dans le Pool), les ex-combattants armés ont demandé au conducteur du train de s'arrêter, afin qu'ils procèdent à leurs opérations de vandalisme. Le train est resté immobilisé pendant près de cinq heures. Une centaine de passagers ont été copieusement rossés et se sont vus ravir colis et autres bijoux.

Ces ex-combattants, soi-disant non satisfaits du butin issu de la mise en œuvre des accords de paix, empilent leurs armes dans des sacs de voyage. Ils ne sont pas en uniforme militaire pour tromper la vigilance des gendarmes qui convoient les trains. Ils sortent leurs armes quand les gendarmes tirent en l'air pour les apeurer. Ces hommes pour la plupart appartiendraient à l'écurie d'un certain « Finition » et affirment avoir été abandonnés par le pouvoir de Brazzaville.

Les actes de vandalisme sont pour eux un moyen d'exprimer leur mécontentement. Les voyageurs que nous avons rencontrés expliquent, avec un certain pincement au cœur, toute l'horreur qu'ils ont vécue sur le chemin de fer Congo-Océan. « Les ex-combattants nous ont laissé entendre qu'ils cherchaient une tronçonneuse qui serait volée par les bagagistes de la gare de Mfilou. Cet engin coûtait cinq cent mille Fcfa. Le commissaire de police de la gare de Matoumbou a voulu jouer le médiateur, mais en vain. Nous avons subi des sévices indescriptibles pour un problème que nous ne connaissons pas », nous a confié un client qui a requis l'anonymat.

Devant cette recrudescence de la violence dans le Pool, il est nécessaire que les services habiletés pensent à l'augmentation du nombre de gendarmes pour convoyer les trains. Il importe également de continuer les opérations de désarmement, car on constate que plusieurs ex-combattants portent encore des armes.

Les autorités doivent prendre des mesures rigoureuses pour réprimer ces bandits. Lorsqu'il a pris ses fonctions d'ailleurs, Frederic Bintsamou a interpellé l'Etat pour qu'il punisse tous les bandits qui s'amuseraient à perturber la paix dans le Pool.

 

Roger Ngombé & Thierry Noungou



22/06/2010
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