RENAISSANCE DU CONGO (12.D.G.P.D)

RENAISSANCE DU CONGO  (12.D.G.P.D)

16/02/2011 LES SOURCES DU TRIBALISME AU CONGO BRAZZAVILLE : UNE PARTIE DES ORIGINES

Publié le 16/02/2011

 

 

 

LE PROBLEME DU TRIBALISME  EN AFRIQUE ET AU CONGO BRAZZAVILLE.

 

PARTIE I

 

 

Mes chers compatriotes

 

Je tiens tout d’abord à remercier tous ceux et celles qui ont en continué à s’informer sur le site politique www.renaissanceducongo.info.

Je constate toutefois que nombreux hésitent à déposer leurs commentaires supposés nourrir le débat ; je vous y encourage donc fortement.

 

Je voudrai sans plus tarder entrer dans le vif du sujet.

 

Au niveau de la Diaspora Congolaise et au niveau de Congo-brazzaville, peut être l’avez vous aussi remarquez, la célébrissime question du TRIBALISME. D’aucun pensent que le régime en place gouverne sans partage, en privilégiant dans tous les postes à responsabilité la carte clanique. Par conséquent ; quasiment tout le monde s’insurge contre le régime de SASSOU en le qualifiant de clanique d’ethnocentrisme et de régionaliste.  Ceci étant je souhaiterai pour ma part que l’on se pose la question des facteurs naissant, stimulant encourageant le TRIBALISME. Tout le monde l’a aisément constaté, en effet tout président africain qui prend ses fonctions a, dans ses besoins immédiats le souci d’installer pour la parfaite accomplissement de ses projets des individus qu’il estime (non pas forcément par compétence) mais (par loyauté). Ceci amorce la première question relative à la cristallisation du tribalisme à travers :

 

Le Besoin d’assurance

 

Parce que nous avons hérité de modèles démocratiques inadaptés à l’époque des indépendances, que l’histoire a pour sa part concouru à le démontrer, la plus part des chefs d’Etat africains pour les raisons suivantes usent abondamment de la carte clanique :

 

-         La crainte d’être déposée par la population

-         La crainte d’essuyer un ou plusieurs coup d’Etat des officiers gradés et hauts gradés

-         Ce besoin compulsif de se sentir en sécurité en toutes circonstances

-         La nécessité d’abrutir d’avantage la population développant ainsi l’idée que chaque individu pour être militant d’un mouvement se doit de le faire par affiliation ethnique et non plus sur le principe universel de l’existence d’un projet de société, décrédibilisant  par ce fait, les opposants imitant ce modèle, en désespoir de cause pour tenter d’exister.

 

A présent développant successivement chacune de ces thématiques afin de percer à jour  si je puis dire la pensée fondamentale d’un chef d’Etat africain.

 

 

La crainte d’être déposé par la population

 

Vous comprendrez aujourd’hui pourquoi est ce les chefs d’Etat africains,  n’agissent pas volontairement en faveur du développement des systèmes éducatifs de leurs pays. Beaucoup l’ignorent, mais cette pratique participe d’une stratégie sépulcrale calculée millimétrée  avec en toile de fonds ce je m’en vais vous expliquer à présent.

 

«  La meilleure façon de dresser un lion c’est de l’affamer »

 

Acte 1 : Considérant que le concept tribal soit aussi vieux que l’époque coloniale. Les colons ont fait de la répartition pas tribu de façon  à catégoriser les individus. L’époque des indépendances a été à telle enseigne historique que les peuples africains aspiraient aux responsabilités, les cadres revenus des pays d’Europe n’avaient en tête qu’une seule chose : travailler sérieusement avec une honnêteté de rigueur pour faire décoller économiquement le pays, en assoire la stabilité par leurs propres efforts, parce qu’ils ne désiraient pas se laisser dicter leur conduite par le colon blanc. D’ailleurs si vous demandez aux congolais quelles sont selon eux les meilleures époques économiques du CONGO, inexorablement  l’époque des indépendances remporte la clameur à l’applaudimètre. C’est dire le souvenir lointain y compris pour les générations 70-80, qui pour leur part n’ont pas connu la prospérité économique post indépendance qui de façon certaine n’est  pas comparative aux deux décennies que le Congo vient de traverser.

Cette aspiration des cadres congolais de l’époque à valoriser le citoyen congolais à travers l’emploi – la formation l’éducation éclipsait totalement cette idée même de tribalisme, car ils voulaient se développer et pas s’entre déchirer. Hélas c’était sans compter avec la genèse France-Africaine instituée par DE GAULL – PIERE GUILLOMAT et  JACQUES FOCCART. Trois individus déterminés à ne pas perdre leurs monopoles économiques, vont mettre tout en œuvre pour que le Congo soit dirigé par un profil respectueux et prêt à défendre les intérêts Français. 50 ans plus tard la France avance à pas de géant le Congo avance à pas de fourmies.

 

Jusqu’ici vous vous demandez le lien avec le tribalisme ?. Les premières révolutions congolaises ont été exacerbées par le tribalisme, Ces trois Français ont cultivé l’idée que Fulbert Youlou était un homme qui n’offrait des postes qu’aux individus de sa tribu au détriment des élites d’autres tribus, lorsqu’il se retourna contre eux. Le rythme de la vie politique congolaise dès les  indépendances est toujours allé de paire avec l’exacerbation d’une tribu par rapport à une autre tribu congolaise en fonction des fluctuations des intérêts français.

Beaucoup affirmeront comme moi, que cette époque est de loin celle ou nos cadres administratifs étaient diligents – avenants – soucieux des intérêts premiers du peuple – avec ce désir ardant et ce sentiment quasi-nouveau de gérer en toute autonomie notre pays ; traduisant cet espoir de marquer positivement son pays en y apportant sa modeste contribution.

 

Il y’a eu plus de révolutions,  post-coloniale que de nos jours et ceci tient en partie au fait avéré que nous avions à cette époque ce besoin viscéral de prouver au monde que nous étions capables de nous en sortir PARCE QUE LES CADRES DE L EPOQUE AVAIENT ETUDIE. Parce que chacun des cadres,  fort de ses études considérait le tribalisme comme l’anti-chambre de la connaissance et que in fine se compromettre dans le tribalisme remettait en question l’accession aux indépendances. Ce sentiment de fierté d’être indépendant, couplé à l’instruction obtenu en Europe de l’Est et en Europe Occidentale, a exaspéré les Français qui ont compris que l’instruction des populations africaines seraient, s’ils y laissaient libre court un véritable problème avec un impact direct sur l’économie française de cette époque. D’autant  que les Français figuraient déjà parmi les pays,  en lisse et perçus comme futures grandes nations du Monde, DE GAULL ne pouvait pas en l’espèce laisser que cette ambition soit stoppée par cette soif incompressible des intellectuels congolais de se gouverner seul et de décider souverainement des partenariats économiques au sujet à l’époque du Bois – du Chemin de fer et de nos jours du pétrole.

 

De quelle stratégie disposeraient t’ils alors pour corriger ce problème, à un moment ou pour nous l’instruction était une bénédiction, car elle assurerait de maîtriser de façon autonome notre économie. Aussi nos vaillants et digne Gaulois ont compris la ligne de défense à mettre en place ceci de façon permanente, au détriment de peuple avec le but à peine avoué de les priver d’éducation et d’instruction. 50ans plus tard, les anciennes colonies défilèrent sur le macadam parisien un 14/08 tandis que dans le même temps, la luciférienne stratégie tendant à priver d’instructions les populations autochtones continues son œuvre au point  que 50ans après, le taux d’analphabétisation en Afrique tutoie le plafond du monde.

 

Mes chers compatriotes, l’analphabétisation sans cesse cadencée et croissante de notre Afrique en général et de notre Congo en particulier ne doit rien au hasard loin sans sauf. Nous le devons la concussion instaurée par la France-Afrique avec la pleine et entière complicité de nos chefs d’Etats africains.

 

Quelle en est la conséquence :

 

50ans plus tard l’immense majorité des populations africaines se désintéressent de la gestion des affaires publiques de leur pays respectif, autant dire que la France-Afrique est parvenue à ses objectifs de ce point de vue là. Pour le cas du Congo- Brazzaville, fort de cette stratégie exécrable, l’école publique a été jetée aux orties ( demandez à un collégien ou étudiant congolais ce qu’est une ordonnance – un décret – un arrêté – une loi de finance ou règlement – la différence ente un projet de loi et une proposition de loi – la procédure de modification d’une constitution – la nécessité d’un référendum). Ils ne seront évidemment pas quoi vous répondre. SAVEZ VOUS QU UN COLLEGIEN STUDIEUX FRANÇAIS S EXPRIMERAIT MIEUX QU UN UNIVERSITAIRE CONGOLAIS A TOUT POINT DE VUE Y COMPRIS SUR DES SUJETS POLITIQUES

 

C’est vous dire, la différence abyssale d’éducation d’instruction, en France on apprend aux enfants les principes universels de démocratie et ceux encadrant la gouvernance d’un Etat. En Afrique on apprend la dégradation le laxisme aux enfants. Au Congo la formation ne semble pas une urgence, car pas d’entretien des bâtiments scolaires, en laissant libre court la politique « tu donnes l’argent, je te donne le diplôme »,  en restreignant le personnel enseignant année après année et dévaluant sans cesse les salaires. On a laissé se cultiver le canabis dans l’espace scolaire-éducatif : Résultat la corruption – la prostitution – l’abandon en milieu scolaire et universitaire encouragé par les pouvoirs publics qui ont ont brillé par leur laxisme – leur immobilisme est aujourd’hui la résultante de désintéressement des congolais à la compréhension de la gestion de la cité, volet politique – économique et sociale compris.

 

Mes chers compatriotes, cessons de rechercher ailleurs des maux pourtant évidents lorsqu’on prend le temps d’analyser l’évolution du Congo aux travers des maillages France-Africains.

 

Pour finir l’un des leviers vitaux à la pérennité de SASOU au pouvoir avait et a toujours pour socle l’analphabétisation volontaire du peuple congolais, avec pour seule échappatoire pour les enfants issus de familles plus ou moins aisées d’évoluer en Europe acquérir le savoir et s’émanciper intellectuellement pour comprendre l’environnement économico-politique du congo. Encore que même ceux ayant étudié en Europe se désintéressent pour beaucoup des enjeux sismiques, colossaux prévalant politiquement au Congo –brazzaville.

 

Sassou Nguesso c’est 30 ans de pouvoir, pour autant en 30 ans le Congo Brazzaville compte des écoles publiques sans table-bancs, dans quasiment toutes les écoles notamment celles se trouvant à l’intérieure du pays. Une université en 30ans qui en prime est dans un état de vétusté sans borne, on pourrait à peine y décrire l’ambiance tant elle est indescriptible. « Seul l’instruction, le savoir  affranchi un peuple du tyran et de l’oppresseur »

 

Le jour ou le peuple voudra savoir ou va son argent, exigera des comptes par rapport à la gestion de la manne pétrolière, boisière, les recettes fiscales, la situation du TRESOR PUBLIC de 97 à nos JOURS ; Ce jour là seulement le régime de Brazzaville comprendra sa vulnérabilité.  Par PARFAIT BOND

 

 

 LE CONGO D ANORD ET LE RESTE DU MONDE APRES

 

Par PARFAIT BOND

Analyste politique

Concepteur de : www.renaissanceducongo.info



15/02/2011
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